Les États membres de l’UE doivent accorder plus d’attention au chômage des jeunes et aux chômeurs de longue durée

13 Novembre 2013, Mise à jour, 10:20 EEST
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auteur: O. Posaškova

L’événement de dimension parlementaire de la présidence lituanienne du Conseil de l’UE, la réunion des présidents des commissions des affaires sociales et de l’emploi « Promotion de l’emploi dans le cadre de la stratégie « Europe 2020 » » (ci-après « la Réunion ») a terminé son travail en adoptant des Conclusions.

Le document se concentre surtout sur les problèmes du chômage des jeunes, en soulignant que le taux de chômage des jeunes, qui atteint 23,5 %, est deux fois plus élevé que celui des adultes. Il met l’accent sur le fait que le taux de chômage des jeunes varie beaucoup parmi les pays membres. Par exemple, en septembre 2013, 7,7 % des jeunes n’avaient pas d’emploi en Allemagne, tandis qu’ils étaient près de 60 % en Grèce et en Espagne, pays qui ont le plus souffert de la crise économique et financière.

Les participants à la réunion ont salué la décision du Conseil européen d’allouer 6 milliards d’euros en 2014-2020 pour mettre en œuvre l’initiative pour l’emploi des jeunes, et ils ont attiré l’attention sur le fait que, selon les données de l’Organisation internationale du travail, si on souhaite venir à bout du chômage des jeunes il faudrait 21 milliards d’euros rien que dans les pays de la zone euro.

Dans le document adopté, les pays membres de l’UE sont encouragés à préparer au plus vite des plans nationaux concrets de mise en œuvre de l’initiative des garanties-jeunes. De plus, « la mise en œuvre de l’initiative des garanties-jeunes devrait être observée et évaluée à travers les programmes nationaux de réformes dans le cadre du semestre européen et cette initiative devrait être intégrée dans une politique active du marché du travail ».

Concernant les questions de mise en œuvre des orientations pour l’emploi de l’UE, il est affirmé que la lutte contre l’exclusion sociale devrait être une partie indissociable de la politique sociale et de l’emploi de l’UE, et les pays membres de l’UE devraient accorder une attention particulière à la création de possibilités pour embaucher les personnes les plus éloignées du marché du travail. Dans les Conclusions, la communication du 2 octobre 2013 de la Commission européenne sur le renforcement de la dimension sociale de l’union économique et monétaire est approuvée et l’avis est exprimé qu’il devrait y avoir un lien plus étroit entre la politique économique et financière de l’UE et la politique sociale et de l’emploi.

Il est également noté dans le document que « en raison d’une population de l’UE vieillissante et en baisse, l’objectif de maintenir le niveau actuel de personnes actives peut requérir, selon la Commission, 60 millions d’immigrés supplémentaires d’ici à 2060 ». Les participants à la réunion ont incité la Commission européenne à préparer une étude sur l’impact qu’auraient ces flux d’immigration sur l’Europe. L’attention est attirée sur le problème de la « fuite des cerveaux » auquel sont confrontés la majorité des nouveaux États membres. Il est souligné que c’est un défi qui devrait être réglé au niveau non seulement national, mais aussi européen.

Il est possible de prendre connaissance des conclusions de la réunion ici.
 

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