Il est necessaire a l‘Europe de concilier l‘offre et la demande de competences sur le marché du travail

24 Juillet 2013, Mise à jour, 17:02 EEST
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auteur: eu2013.lt

 Les ministres des Sciences des pays de l'UE réunis à Vilnius ont discuté aujourd'hui des moyens de concilier l'offre et la demande sur le marché du travail. Le thème principal de la seconde journée du Conseil Compétitivité informel de l'UE était les compétences dont manque l'Europe et qui seront nécessaires à l’avenir pour garantir la compétitivité dans le domaine de la science et de l'innovation.

 «Si nous voulons résoudre les problèmes qui se posent sur le marché européen du travail et donner un élan à l'Europe compétitive de demain, nous devons faire trois choses : concilier l'offre et la demande de compétences sur le marché du travail, asseoir autour de la même table de discussion enseignants et hommes d'affaires et tirer efficacement profit de notre potentiel dans le domaine de la science et de l'innovation. Il faut tendre une passerelle entre la science et le monde du travail » a déclaré le ministre lituanien de l'Education et de la Science Dainius Pavalkis, qui préside ce semestre les réunions des ministres de l'UE en charge de la science et de l'innovation.

Les représentants du monde des affaires et du monde universitaire ainsi que les experts et les stratèges de politique scientifique invités à la réunion des ministres européens de la Science ont fait part de leurs idées sur la manière dont on peut identifier et développer les aptitudes, les capacités et les compétences manquantes, concilier l'offre et la demande en spécialistes et encourager les aptitudes compétitives dans le domaine de la science et de l'innovation.

Les chiffres montrent que les courbes de l'offre et de la demande en spécialistes sont en train de se croiser sur le marché du travail de l'UE. Bien que l'Europe soit actuellement confrontée à un chômage important, certains secteurs et certaines régions manquent de spécialistes qualifiés. Par exemple, on estime qu'il faudrait à l'Union européenne 700 000 employés supplémentaires dans le secteur des technologies de l'information et de la communication.

Dans l'Union européenne on compte en tout 2 millions d'emplois non pourvus. L’accent estparticulièrement mis sur les manques constatés sur le marché européen du travail non seulement en spécialistes HT, mais aussi en biologistes, pharmacologues, médecins, infirmiers et ingénieurs. L'Europe a aussi besoin de 800 000 scientifiques et chercheurs.

Lors de son intervention au cours de la réunion des ministres, la membre de la Commission en charge des recherches scientifiques, des innovations et de la science Máire Geoghegan-Quinn a attiré l'attention sur le fait que les compétences constituent l'une des priorités principales de l'UE au titre de « l'Union de l'innovation ».

Présentant un aperçu analytique des compétences nécessaires à la science et à l'innovation, la professeure du collège de l'Université d'Amsterdam Marijk van der Wende a noté que ceux qui s'inscrivent dans les écoles supérieures continuent de choisir des domaines où le chômage est élevé. D'après l'analyste, on aura de plus en plus besoin de connaissances dans le domaine des sciences naturelles, des technologies, de l'ingénierie et des mathématiques, ainsi que des « aptitudes du XXIème siècle » – c'est-à-dire la créativité, la pensée innovatrice et critique, l'aptitude à résoudre les problèmes, à communiquer, à diriger et à assumer des responsabilités, la maîtrise des outils informatiques et de l'information.

Présentant une perspective universitaire sur la question, la représentante de l'Association des Universités européennes Mary McNamara a insisté pour que les employeurs et le monde des affaires participent à la création et à la mise en œuvre des programmes scientifiques et d'études directement liés au marché du travail.

Offrant un point de vue du monde des affaires, le vice-président et directeur général de « Thermo Fisher Scientific » pour la région baltique Algimantas Markauskas, récompensé cette année en Lituanie par le titre de chef d'entreprise de l'année, a insisté sur la nécessité pour l'éducation, la science et le monde des affaires de fonctionner comme un système intégré dans le monde d'aujourd'hui.

« L'Europe devrait repenser comment son système d'enseignement pourrait développer les compétences qui sont nécessaires au marché du travail. Il est important que les jeunes se dirigent vers les sciences naturelles et technologiques, l'ingénierie et les mathématiques, et que le plus de jeunes possibles se lancent sur le chemin de la recherche » a déclaré le ministre lituanien de l'Education et de la Science D. Pavalkis.

Les ministres sont unanimes sur le fait que l'un des plus grands défis dans le domaine des sciences et de l'innovation est de garantir l'attractivité de l'Europe pour les chercheurs créatifs et novateurs, et d'encourager leur mobilité.

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