Le ciel unique européen : pour des voyages en avion plus rapides et plus confortables

22 Août 2013, Mise à jour, 10:19 EEST
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auteur: Reuters/Scanpix

L’augmentation constante des vols dans l’espace aérien de l’Union européenne (UE) entraine une crise de plus en plus marquée du trafic aérien, des vols en retard et des coûts de déplacement en pleine croissance. Après l’uniformisation des systèmes de gestion du trafic aérien dans tous les pays membres, les citoyens de l’UE pourront profiter de voyages en avion plus rapides et plus confortables.   

Une inefficacité qui entraine des coûts en temps et en argent

En Lituanie, ces dix dernières années, le nombre de vols a augmenté de manière conséquente : passant d’environ 79 000 vols en 2002 à environ 206 000 vols en 2012. La crise économique de 2009 a pour sa part entrainée une baisse sensible du nombre de vols.  

Cette tendance est observée partout en Europe : le trafic aérien depuis 1990 est en augmentation, malgré une baisse en 2009, il a retrouvé en 2012 son niveau d’avant crise. Actuellement, le flux du trafic aérien augment lentement mais surement aussi bien en Lituanie qu’en Europe. Il est prévu pour 2018 que le nombre de vols en Europe atteigne près de 11 millions : soit une augmentation de 16% par rapport à 2011.    

En 2011, en Europe, 18% des vols ont eu des retards de plus de 15 minutes (en tout, consécutivement 18 millions de minutes de retard). Les causes principales de retard ne sont pas l’augmentation du flux du trafic aérien mais un manque de gestion efficace.

Les coûts des services de navigation aérienne comptent pour plus de la moitié des coûts liés à la gestion du trafic aérien. Si la situation reste inchangée, ils continueront à augmenter. De plus, en diminuant les défauts des services de navigation aérienne et en optimisant les itinéraires des vols, la quantité des émissions et la consommation de carburant pourraient être réduits, la durée des vols diminuant.   

L’Europe et les États-Unis ont des espaces aériens assez similaires, un nombre presque identique d’unités de gestion du trafic aérien et d’aéroports, mais en Europe 38 fournisseurs de services contrôlent l’espace aérien tandis qu’aux États-Unis, on en dénombre qu’un seul.  

Le ciel unique européen. Qu’est-ce que c’est ?  

Le 16 septembre à Vilnius, les ministres des transports européens discuteront, au cours d’une réunion informelle sur le thème « Le ciel unique européen. Présentation des futurs plans : vision de l’année 20XX », sur comment changer la situation existante. Les participants à cette réunion informelle discuteront de la réalisation du ciel unique (angl. Single European Sky – SES). Cette question est pour la Lituanie, pays présidant le Conseil de l’Union européenne, un outil important pour renforcer le marché commun européen du transport aérien, pour des voyages en avion plus confortables et plus rapides. Les ministres discuteront également sur la poursuite du développement du SES, évalueront les nouveaux besoins au regard des nouvelles initiatives du SES tant au niveau institutionnel qu’au niveau de l’aviation civile commerciale.   

L’initiative du SES a été instaurée à la fin de l’année 1990, quand des signes d’une utilisation non efficace de l’espace aérien ont commencé à émerger et en raison également de différentes  crises du trafic aérien (par exemple les attaques terroristes, la propagation de maladies diverses, les éruptions volcaniques). Le système partagé de gestion du trafic aérien en Europe entraine une surcharge de l’espace aérien et des coûts de services très élevés. Ainsi, la création du SES a été lancée comme  solution de base pour résoudre ces problèmes. Le premier paquet des règlements du SES (2004) se rapportait à la création des capacités du système de gestion de l’espace aérien et à l’augmentation de la sécurité des vols. Les réformes de la conception de la gestion de l’espace aérien européen qui ont suivi ont été mises en place avec le deuxième paquet des règlements du SES (2009).            

Des objectifs pas encore réalisés

L’initiative du SES a déjà donné des résultats : la sécurité des services de navigation aérienne de fournisseurs nationaux est désormais certifiée selon un système unique, les tarifs des services de navigation aérienne ont été diminués, les fournisseurs de services de navigation aérienne des pays de l’UE sont incités à coopérer et à créer des synergies entre pays voisins, et les pays membres sont incités à créer des zones fonctionnelles de l’espace aérien.  
Cependant, la plupart des objectifs de l’initiative du SES n’ont pas été atteints : l’espace aérien européen est encore très divisé, sa gestion n’est pas assez efficace comme cela avait été planifié, les segmentations de l’espace aérien sont encore très importantes et la fluidité n’est pas encore optimale.   

Afin de prendre tout cela en compte, en 2013, la Commission européenne a préparé un nouveau paquet de règlements du SES, qui prévoit des moyens pour continuer à développer l’initiative du SES et à augmenter l’efficacité du système de gestion du trafic aérien européen, de garantir des moyens suffisants pour l’augmentation prévue du trafic aérien.

Les projets résultant de ces nouveaux actes juridiques prévoient des possibilités d’accélérer la mise en place des moyens prévus auparavant, de continuer la création de zones fonctionnelles de l’espace aérien et leur intégration, et de stimuler la modernisation du système de gestion du trafic aérien européen.  

Dans ce contexte, les ministres des transports européens discuteront sur deux aspects principaux. Tout d’abord sur les possibilités et les besoins de partager clairement les fonctions entre les institutions nationales et européennes pour éviter les doubles fonctions. Ainsi, la Commission européenne devrait se charger des questions principales au niveau de la réglementation économique, et l’agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) quant à elle serait chargée de déterminer les exigences techniques basées sur l’efficacité des activités. Compte tenu que la plus grande partie des fournisseurs de services de navigation aérienne dans les pays de l’Unions européenne sont encore des sociétés qui travaillent dans des conditions de monopole, sur proposition de la Commission européenne, plus d’attention devrait être portée sur la réglementation économique de cette industrie en déterminant des indicateurs d’activité ambitieux mais qui peuvent être atteints.  

Le deuxième aspect de la réunion des ministres est la stimulation pour l’industrie aéronautique de participer à la modernisation et à l’amélioration des offres de services. L’expérience montre que les actions harmonisées sont nécessaires pour la modernisation de la gestion du trafic aérien autant au niveau institutionnel qu’au niveau de l’industrie aéronautique.  

Les questions prévues à l’ordre du jour lors de la réunion des ministres des transports sont actuelles, notamment pour la Lituanie, parce que la Lituanie comme pays membre de l’Union européenne fait partie de ces processus et participe à la création de la zone fonctionnelle baltique de l’espace aérien. 

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